Il y a des voitures que l'on possède. Puis, il y a celles qui nous possèdent.
Et c'est sur un coup de tête en ce mois d'Octobre 2025 que nous avons sauté sur l'occasion ; car des véhicules comme ça, on n'en croise que très peu dans une vie.
Je vous parle d'une époque lointaine, à l'époque où les ingénieurs n'étaient pas limités par les normes des voitures actuelles ; Crit'air, Euro 5... Qu'est-ce donc ?

Mitsubishi décide donc, pendant les années 1980, de développer un gros cube, ayant l'aérodynamique d'une vache à traire, mais avec le comfort d'une berline, la fiabilité d'un tracteur, une centaine de chevaux sous le capot et un couple à grimper aux arbres. Le fameux Pajero, à n'en point douter, est un mastodonte de la marque japonaise. Et ses capacités ont été démontrées à de nombreuses reprises, comme au Paris Dakar dans les années 1990, où le Pajero sera aux coudes à coudes avec Citroën tout en remportant 12 victoires de rallye.
Revenons-en à nos critères de recherches, nous avions le choix entre :
- Le Mitsubishi Pajero (avec un 2.5td ou 2.8)
- Le Land Rover Discovery 2 (avec moteur TD5)
C'est le Pajero qui a retenu notre choix, car cochant toutes nos cases : un 4x4 à l'ancienne, avec peu ou pas de d'électronique, un chassis à échelle, une opportunité d'améliorations qui était bien supérieure à notre regretté Rav4 qui lui a précédé pendant plus de 2 ans !
Des phares ronds, un moteur qui a besoin que du strict minimum pour fonctionner, un réservoir de 95L, pas de rouille ni à la caisse ni au chassis... Que demander de mieux ?
Sans compter le compteur (quel jeu de mots) central avec un manomètre de pression d'huile, un voltmètre pour la tension de la batterie, et un inclinomètre.

Les sièges aussi sont sur ressorts avec une resistance réglable grâce à une mollette ! Les sièges ont pris un peu la chaleur du Var, occasionant une rupture de certaines coutures et plastiques, mais pour un 4x4 qui est plus vieux que Shana et moi-même, on ne va pas trop lui en vouloir.

On a donc sauté sur l'occasion, un CT avec peu de défauts (une griffure sur une vitre, une petite rayure carosserie, un cache poussière en moins...) Un tout petit peu moins de 200 000 kilomètres au compteur pour un youngtimer de plus de 30 ans, c'est rare ! Et nous voilà donc clé en main, au volant de ce non-bolide. Le Paj démarre au quart de tour sous le soleil des environs de Hyères et nous prenons la route pour faire les quelques 800 bornes qui nous séparent de notre quartier général.
Et le terme de non-bolide n'est pas réducteur ; car même s'il ne fait pas plus de 110 kilomètres/heure en fond de 5ème à plus de 3500 tr/min, il dispose quand même de la boîte de transfert nécessaires à la plupart de nos aventures et autres bourbiers : on a donc la 2H (propulsion classique) la 4H (4 roues motrices permanentes) et la 4L (4 roues motrices permanentes mais en vitesses courtes) sans oublier un point mort pour jouer avec un treuil.

Quelques petites anomalies par ci par là qui ne gènent pas le fonctionnement mais qui seront sûrement résolues plus tard :
- la centralisation qui ne fonctionne pas
- pas de climatisation (le compresseur a été enlevé... après la clim fonctionnait avec un gaz désormais interdit)
- le poste radio ne donne pas de son aux enceintes qui avaient été changées. Bizarre, vous avez dit bizarre ?
- La température de liquide de refroidissement reste anormalement basse. Peut-être un souci avec le calorstat.
Pour l'heure, le Pajero accompagne nos trajets, moyennant une conso moyenne de 10 à 15L au 100 (ça pique un peu) mais nous sommes très heureux que ce 4x4 puisse représenter nos aventures avec Badfox_Overland et Badfox_Outfitters. Car le voyage compte plus que la destination avec ce 4x4, et correspond entièrement à nos valeurs de liberté et d'aventure.

Je vous raconterai en détail comment nous avons résolu la plupart de ces problèmes dans les posts qui vont suivre, car pour un de ces problèmes, ce n'est pas terminé !